Les Brotteaux
Le nom de ce quartier situé à l'est du Rhône et au nord de la Guillotière est issu du lyonnais broteau, qui désigne une île située sur le Rhône. Son urbanisation ne débuta qu’à la fin du XVIIIe siècle, sur un plan d’aménagement établi par Jean-Antoine Morand. La construction d’une digue permettant la stabilisation des berges entre 1772 et 1774, ainsi que celle d’un nouveau pont sur le Rhône, situé près de l’actuel pont Morand, en 1774-1775, permirent le lancement du projet. De grandes allées rectilignes furent tracées et des aménagements paysagers réalisés, mais rares furent les édifices effectivement construits à l’époque.
Après la construction dans le secteur de différents édifices militaires faisant partie de la première ceinture de Lyon à partir des années 1830, l’urbanisation du quartier s'accéléra après les ouvertures de la gare des Brotteaux et du parc de la Tête d’Or, toutes deux survenues en 1856, et ce malgré plusieurs inondations. Plusieurs églises furent érigées, à commencer par l'église Saint Pothin dans les années 1840, suivie par l'église du Saint-Nom-de-Jésus et l'église de la Rédemption dans les années 1860, puis l'église Saint-Joseph-des-Brotteaux dans les années 1870-1880. Le manque de fonds ne permit pas l'achèvement de ces édifices selon les plans prévus, laissant le plus souvent la décoration sculptée à l'état d'ébauche.
Les différentes fortifications furent finalement détruites à la fin du XIXe siècle, libérant de nouveaux terrains à bâtir. Une chapelle dédiée à la mémoire des victimes du siège de Lyon en 1793, la chapelle Sainte-Croix, fut érigée entre 1898 et 1901 pour remplacer des édifices antérieurs ayant la même fonction mais ne s'adaptant plus au parcellaire prévu par les urbanistes. Bien plus tard, la gare des Brotteaux fut désaffectée en 1983 et remplacée par la gare de la Part-Dieu, située plus au sud.
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