Le musée Lugdunum
Archéologie
En grande partie enfoui dans le talus bordant les théâtres antiques de Lyon, le musée Lugdunum porte le nom de la ville de Lyon à l'époque gallo-romaine. Construit entre 1971 et 1975 sous la direction de l'architecte Bernard Zehrfuss, il est majoritairement consacré à la civilisation gallo-romaine, ainsi que dans une moindre mesure à la préhistoire, à l'époque celtique et aux débuts du christianisme. Le parcours débute par un escalier hélicoïdal et se déploie tout au long d'une rampe en spirale descendant dans les profondeurs de la colline. Des ouvertures sur les théâtres romains et les mosaïques présentées aux étages inférieurs ponctuent la visite, en parfaite cohérence avec les thématiques abordées dans les différents espaces.
La collection permanente
Lyon avant Lugdunum
Après avoir descendu l'escalier hélicoïdal permettant de rejoindre le parcours permanent et admiré le remarquable sarcophage de Bacchus, le visiteur du musée accède à un premier espace présentant des découvertes archéologiques antérieures à la fondation de Lugdunum, dont les plus anciennes remontent au mésolithique. Des vestiges d'outils, d'armes, de céramiques ou encore de bijoux sont exposés dans cette section. La pièce la plus remarquable est un char processionel de la fin de l'âge du bronze.
La ville de Lugdunum
La partie du parcours consacrée à la civilisation gallo-romaine débute par une évocation de l'histoire de la ville de Lugdunum, et notamment de sa fondation, grâce à des projections effectuées sur une maquette du site naturel dans lequel la cité s'est développée. Un très important ensemble de blocs lapidaires recouverts d'inscriptions est exposé aux côtés de la table claudienne, retranscription sur une plaque de bronze d'un discours tenu en 48 par l'empereur Claude, originaire de Lyon, durant lequel il se prononça en faveur de l’entrée de gallo-romains au Sénat de Rome. Des espaces thématiques sont consacrés aux différents pouvoirs, ainsi qu'à l'armée ou à l'ampithéâtre.
Les religions
De nombreux autels et représentations de divinités datant des époques celte et gallo-romaine sont présentés au musée Lugdunum dans une section consacrée aux religions. Parmi les pièces les plus emblématiques, les vestiges du calendrier lunaire trouvés à Coligny, dans l'Ain, représentent la plus longue inscription en langue gauloise qui soit parvenue jusqu'à nous. De grandes statues représentant un dieu gaulois, Neptune et Diane sont également présentées, ainsi que d'étonnants dodécaèdres à la fonction inconnue.
Le théâtre, l'odéon et le cirque
Le théâtre romain et l'odéon sont évoqués dans le parcours par le biais d'une fenêtre s'ouvrant sur leurs vestiges, ainsi que par une maquette et différents fragments de pavements. Le cirque, dont l'emplacement n'a toujours pas pu être identifié avec certitude, est lui abordé par de nombreux objets représentants des courses de chars parmi lesquels des bas-reliefs, de nombreuses céramiques et surtout une remarquable mosaïque retrouvée à Lyon.
L'artisanat et le commerce
La section consacrée à l'artisanat et au commerce s'ouvre par une importante collection de céramiques très variées, présentée au côté d'un four de potier retrouvé sur les bords de le Saône et de quelques rebuts de cuissons. Différents objets en métal, en verre ou en os, parmi lesquels des outils, des clés, des récipients ou des statuettes sont exposés le long d'une importante mosaïque à motifs géométriques sur laquelle le visiteur est invité à se déplacer. Différentes stèles érigées en hommage à des artisans sont également présentées, de même que des instruments destinés au commerce tels que balances ou pesons.
Les maisons
Le musée Lugdunum possède parmi ses collections de nombreux exemples des riches mosaïques qui ornaient certaines demeures gallo-romaines ; plusieurs d'entre-elles sont regroupées dans un espace consacré aux maisons. La présentation du trésor de Vaise, découvert dans ce quartier de Lyon en 1992, permet d'observer un important ensemble d'objets précieux contenant monnaies, vaisselle en argent, bijoux et statuettes. Des objets du quotidien tels que lampes à huile, candélabres ou verreries sont également exposés.
Le culte des morts
Le culte des morts est évoqué dans la fin de l'exposition permanente par le biais de sarcophages, de stèles et de différents ensembles de mobilier funéraire. De monumentales représentations de têtes de Larves, des génies malfaisants, sont également exposées.
L'émergence du christianisme
Le parcours se termine par une courte section consacrée à l'émergence du christianisme, dans laquelle sont présentés un important ensemble d'épitaphes et un sarcophage.
Quelques expositions temporaires
«Ludique»
Juin à décembre 2019
L’exposition présentait un panorama du jeu et de son rôle dans l’Antiquité, à l’aide de jouets bien entendu, mais aussi de représentations antiques de scènes de jeu sous formes de statuettes ou de vases peints. Des jouets rustiques actuels d’Asie et d’Amérique du Nord étaient présentés à titre de comparaison. Les...
«Aqua, l'invention des romains»
Novembre 2017 à mai 2018
L’exposition traitait du thème de l’hydraulique dans le monde romain, et en particulier des différents aqueducs, réservoirs, canalisations et fontaines qui permettaient d’acheminer l’eau jusqu’à la ville de Lugdunum. Des vestiges de canalisations et de fontaines étaient notamment présentés dans l’exposition...