L'église du Bon Pasteur
XIXe siècle
Située sur les pentes de la Croix, l’église du Bon Pasteur est un édifice néoroman à trois nefs. Si la première pierre fut posée par Napoléon III en 1869, la construction sous la direction de l’architecte Clair Tisseur ne débuta réellement qu’en 1875, pour s’achever en 1883. La flèche, réalisée par Joseph-Étienne Malaval, ne respecte pas le projet initial de Clair Tisseur, qui tenta d’ailleurs d’empêcher sa construction.
La façade principale, décorée de sculptures de Jules Comparat, est surmontée d’une statue de Saint Joseph. Ses trois portails ornés de tympans présentent la particularité de déboucher dans le vide, environ six mètres en surplomb de la rue Neyret. Un escalier monumental enjambant la rue aurait dû permettre leur accès, mais il ne fut jamais réalisé car il aurait fallu pour cela détruire la caserne voisine. Le projet ne fut néanmoins pas plus mené à bien après le départ de cette dernière.
L’intérieur du monument est orné de vitraux de Louis Bégule ainsi que chapiteaux, frises sculptées et statues des évangélistes par Jules Comparat. Le décor peint du chœur, réalisé par Tony Tollet, représente la Manne et la Multiplication des pains ; les peintures de l’abside représentant le Sacré-Cœur et la Cour céleste furent endommagées par un dégât des eaux en 1972 puis entièrement détruites par un incendie en 1987.
Désaffectée en 1984, l’église fut utilisée par l’école des beaux-arts de 1992 à 2007 puis laissée à l’abandon et largement vandalisée. Il n’y a actuellement aucun projet concret de réhabilitation.