L'église Saint-Irénée
XIXe siècle
L’actuelle église Saint-Irénée est construite sur une nécropole gallo-romaine ayant révélé de nombreux sarcophages, parmi lesquels certains sont toujours visibles aux environs. Une première église fut érigée au Ve siècle, puis reconstruite à plusieurs reprises à partir du VIIIe siècle et placée sous le vocable de Saint-Irénée au Xe siècle. Fortement endommagée en 1562 durant les guerres de Religion, elle fut restaurée vers 1584, puis reconstruite dans le style néoclassique à partir de 1824 sous la direction de Louis-Céline Flacheron et de Claude-Anthelme Benoît.
La nef centrale est décorée de médaillons peints représentant les apôtres ainsi que de vitraux des XIXe et XXe siècles notamment réalisés par Maréchal de Metz et de Lucien Bégule. L’orgue fut construit en 1855 par Claude-Ignace Callinet, puis déplacé et remanié en 1885.
La crypte carolingienne située sous l’édifice, qui datait probablement du IXe siècle, fut abusivement restaurée par Tony Desjardins en 1863. Accolée à un ossuaire, elle est accessible par deux escaliers, dont l’un est bordé de nombreux vestiges lapidaires.
Le calvaire établi au chevet de l’église, érigé pour la première fois en 1687 sur les restes d’une chapelle, fut reconstruit par Christophe Guilaud entre 1814 et 1817 suite à sa destruction lors de la Révolution en 1793. Accompagné d’une chapelle souterraine, d’un chemin de croix ainsi que de deux oratoires du XVIIIe siècle, il fut restauré par Jacques-Hugues Fabisch en 1869.