La préfecture
XIXe-XX siècles
La préfecture du Rhône fut construite à la fin du XIXe siècle, sous la Troisième République, pour accueillir une institution qui avait régulièrement déménagé dans différents lieux de la Presqu'île au cours des décennies précédentes. L'architecte du département, Antonin Louvier, fut chargé des plans du nouvel édifice situé en rive gauche du Rhône, en léger retrait du fleuve.
La façade principale du bâtiment, séparée de la rue par un jardin orné de quatre statues, est décorée de nombreuses sculptures. Au niveau du rez-de-chaussée, les trois portes sont surmontées d'allégories du Rhône et de deux de ses affluents, la Saône et l'Azergues, réalisées par Louis Martin. Entre ces représentations, des médaillons de bronze de Pierre Aubert représentent les principales richesses de Lyon à l'époque de la construction. Les fenêtres du premier étage sont surmontées de représentations de lions tandis que l'horloge qui orne le pavillon central est encadrée d'allégories du Jour et de la Nuit par Étienne Pagny et surmontée de représentations des villes de Lyon et Villefranche.
À l'intérieur, un atrium voûté décoré de colonnes et de vases de Sèvres précède l'escalier monumental à double volées orné de statues, mais aussi de lustres représentant des grappes de fruits. Celui-ci mène au premier étage et à ses salles d'apparat, réparties de manière symétrique de part et d'autres du grand salon central. Ces espaces richement ornés présentent notamment de nombreuses peintures évoquant la ville de Lyon, l'industrie de la soie, les arts, la mythologie ou encore l'Amérique. La salle de délibération du conseil départemental, qui se partage le bâtiment avec la préfecture, est agrémentée d'une verrière de Lucien Bégule et d'un ensemble de peintures murales de Louis-Édouard Fournier représentant des personnages célèbres de Lyon et sa région, ainsi que les principales richesses de la ville.