Le musée des Confluences
Histoire naturelle, ethnographie, sciences, industrie
Le musée des Confluences, qui doit son nom à son implantation en surplomb du confluent du Rhône et de la Saône, est un édifice déconstructiviste construit entre 2006 et 2014. Ses collections, qui furent exposées dans un bâtiment situé près du parc de la Tête d'Or entre 1913 et 2007, sont issues du fonds de l'ancien musée d'histoire naturelle de Lyon, fondé en 1777 à partir de la collection Monconys-Pestalozzi et longtemps installé au palais Saint-Pierre avec le musée des beaux-arts, auquel se sont ajoutées les collections d'art asiatique déposées par Émile Guimet en 1913, ainsi que celles du musée colonial et du musée des œuvres pontificales missionnaires. Elles ont été complétées par des dépôts et acquisitions variés, notamment dans les domaines de la paléontologie ou encore de l'art contemporain inuit et aborigène, au moment de leur transfert vers le site actuel.
Dans son parcours permanent, assez réduit comparativement à la taille du bâtiment, et ses expositions temporaires de longue durée (un an en général), le musée privilégie une approche transversale entre ses collections d'histoire naturelle, d'ethnographie ou de matériels scientifiques et des prêts extérieurs, au risque de rendre parfois le discours scientifique un peu confus.
La collection permanente
Origines, les récits du monde
Le parcours consacré aux origines est composé de deux sections. La première permet au visiteur de remonter le fil de l'histoire du vivant jusqu'à ses origines, en présentant notamment de très nombreux fossiles parmi lesquels les plus impressionnants sont un dinosaure sauropode, le Camarasaurus, un reptile marin, le Mosasaurus et un mammouth découvert à Lyon en 1859, dont l'état de conservation est néanmoins médiocre. La deuxième section, consacré à l'histoire de l'Univers, expose entre autres des fragments de météorites et des instruments scientifiques liés à l'étude spatiale. Tout au long du parcours sont présentés des objets inuits, aborigènes et asiatiques faisant référence aux visions mythologiques de la création du monde.
Espèces, la maille du vivant
L'exposition dédiée aux espèces s’ouvre par une section questionnant les rapports entre l’Homme et l’animal par le biais d’animaux momifiés de l’Égypte antique, de peintures aborigènes et de sculptures contemporaines inuits. Elle se poursuit par l’évocation de l’étude de la nature et de la classification des espèces, en présentant notamment une riche collection de microscopes et d’instruments d’observation. De nombreux animaux naturalisés sont également exposés, principalement des mammifères, des oiseaux et des insectes ; une importante collection d’antilopes permet de montrer l’adaptation des espèces à leurs conditions de vie. Les deux dernières sections sont respectivement consacrées aux spécificités de l’Homme comparativement aux autres animaux et aux espèces éteintes ou en voie d’extinction.
Sociétés, le théâtre des hommes
L'espace consacré aux sociétés, organisé en hémicycle, est divisé en trois sections. La première, consacrée à l'organistion du territoire et du pouvoir, expose principalement des objets asiatiques parmi lesquels des statuettes, des armures ou une robe de cour. La deuxième partie, consacrée aux échanges, expose principalement des objets océaniens et africains tels que boucliers, monnaies artisanales ou céramiques. La dernière zone, consacrée à la création, expose entre autres un métier à tisser, une voiture Berliet, des minéraux, des téléphones anciens et même certains objets quasiment contemporains dont la pertinence dans un musée n'est pas forcément évidente.
Éternités, visions de l'au-delà
Le parcours consacré à la mort et aux rituels funéraires est le plus réduit des quatre parcours permanents. Il met en scène les pratiques funéraires dans différentes régions du monde et à différentes époques, en se focalisant successivement sur l’Amérique du Nord indienne et inuit, l’Afrique, l’Égypte préhistorique et antique, l’Amérique du Sud précolombienne et enfin l’Europe centrale de l’âge du fer. Une momie égyptienne, une momie péruvienne et une sépulture caucasienne sont notamment exposées dans ce parcours se concluant par une statue de bouddha couché.
Quelques expositions temporaires
«Traces du vivant»
Février à décembre 2020
Cette exposition transversale, comme souvent au musée des Confluences, vise à dresser un panorama de la thématique des ossements, de l’histoire naturelle à l’art sacré en passant par les traditions populaires...
«Le monde en tête»
Juin 2019 à août 2020
L’exposition présentait au public une partie de la donation de coiffes effectuée au musée par Antoine de Galbert. Plus de 300 pièces aux formes très diverses étaient ainsi présentées, réparties par thématiques, en fonction de leur symbolique, de leurs usages ou des matériaux qui les composaient. L’Afrique...
«Désir d'art»
Février à mai 2019
L’exposition était l’occasion de découvrir pour la première fois une partie de la collection d’art africain léguée au musée par Ewa et Yves Develon, en compagnie de quelques autres pièces prêtées par le couple pour l’occasion. De nombreux masques et statues étaient présentés, en compagnie de quelques...
«Coléoptères, insectes extraordinaires»
Décembre 2018 à novembre 2019
Les coléoptères, apparus il y a plus de 250 millions d’années, représentent l’ordre d’insectes le plus important en terme de nombre d’espèces, avec près de 400 000 espèces connues à l’heure actuelle, que l’on retrouve sur tous les continents en dehors de l’Antarctique. Après une introduction construite à...
«Fêtes himalayennes, les derniers Kalash»
Octobre 2018 à décembre 2019
L’exposition est consacrée au peuple Kalash, vivant dans trois vallées himalayennes du nord-ouest du Pakistan. Construit à partir des photographies, vidéos, objets et documents ramenés par Viviane Lièvre, Jean-Yves Loude et Hervé Nègre de leurs séjours dans la région entre 1976 et 1990, le parcours...
«Yokainoshima, esprits du Japon»
Juillet 2018 à août 2019
L’exposition était conçue comme un dialogue entre les photographies contemporaines de Charles Fréger, mettant en scène différentes créatures légendaires et divinités du Japon, et les collections japonaises du musée des Confluences, principalement constituées d’objets datant du XVIIIe au XXe...
«Touaregs»
Octobre 2017 à novembre 2018
L’exposition débutait par la présentation de peintures et de documents d’archives montrant l’image qu’avait les occidentaux des touaregs à l’époque coloniale. Les objets artisanaux touaregs étaient ensuite mis en avant au travers de nombreux bijoux, objets de la vie quotidienne, sacs, vêtements ou armes...
«Carnets de collections»
Mai 2017 à septembre 2018
L’exposition, présentée sous la forme d’un cabinet de curiosités, visait à montrer au public la diversité des collections du musée et la façon d’ont elles s’étaient constituées. On y retrouvait des fossiles, dont le squelette complet d’un ours des cavernes, des animaux naturalisés ou sous forme de squelettes...
«Venenum, un monde empoisonné»
Avril 2017 à avril 2018
Cette exposition visait à proposer un panorama de l’univers des poisons en abordant cette thématique à partir de différents points de vue tels que l’histoire naturelle, la médecine, les beaux-arts ou la criminologie.
Le visiteur découvrait tout d’abord un ensemble de tableaux, sculptures...