Saint-Georges
Le quartier Saint-Georges correspond à la partie sud du Vieux-Lyon, à partir de la primatiale Saint-Jean. Son emplacement fut occupé par d'importants aménagements portuaires à partir de l'Antiquité ; de nombreuses embarcations bien conservées datant de l'époque gallo-romaine au XVIIIe siècle ont été retrouvées dans le secteur. Deux églises furent érigées dans le quartier durant l'Antiquité tardive : la basilique Saint-Laurent à son extrémité sud, au Ve ou au VIe siècle, dont il subsiste quelques vestiges, et l'église Sainte-Eulalie, plus au nord, au VIe siècle. Cette dernière changea de vocable trois siècles plus tard pour devenir l'église Saint-Georges, donnant ainsi son nom au quartier.
Après l'installation de l'ordre de Malte au XIVe siècle, le secteur accueillit de nombreux artisans, et notamment des tisserands, dits canuts, durant le XVIe siècle. Ces derniers quittèrent Saint-Georges au début du XIXe siècle, avec l'apparition des métiers Jacquard, nécessitant une hauteur sous plafond plus importante. Il subsiste toujours de nombreux édifices de la fin de l'époque médiévale et de la Renaissance, dont de rares maisons à galeries de bois impasse Turquet, à proximité de la montée du Gourguillon, qui était elle-même une ancienne voie romaine.
La Révolution vit la fermeture des églises Saint-Georges et Saint-Pierre-le-Vieux, ainsi que le démantèlement de cette dernière, située jusqu'alors à proximité de la primatiale Saint-Jean. Au milieu du XIXe siècle, l'église Saint-Georges fut reconstruite en style néogothique par Pierre Bossan et Louis Bresson. Une vingtaine d'années plus tard, l'élargissement de la rue de l'archevêché, actuelle avenue Adolphe Max, entraîna la destruction des derniers vestiges de l'église Saint-Pierre-le-Vieux.