Canaux et aqueducs
Depuis l’Antiquité, l’homme a cherché à canaliser l’eau pour se protéger des inondations, assécher des zones marécageuses, alimenter les villes, irriguer les cultures, produire de l’énergie par le biais de moulins ou encore transporter des marchandises.
canal navigable
pont, aqueduc
ruines antiques
moulin à eau
Deux exemples détaillés
L'aqueduc d'Ansignan
Lʼaqueduc dʼAnsignan est un pont-aqueduc dʼorigine gallo-romaine situé dans le Fenouillèdes. Mesurant 170 mètres de long et constitué de 29 arches de taille variable construites en briques et en pierres, il supporte un canal et, dans sa portion franchissant lʼAgly, un passage destiné aux piétons et aux véhicules...
Le canal de Perpignan
Le premier ancêtre connu du canal de Perpignan est le canal royal de Thuir (sequia real de Thoyr), qui aurait été construit au tout début du XIVe siècle. Alimenté par les eaux de la Têt puisées entre Vinça et Rodès, il était initialement destiné à l'irrigation des cultures. Après sa prolongation jusqu'à...
D'autres exemples
L'aqueduc et la meunerie de Barbegal
Construit au IIe siècle après Jésus-Christ, l’aqueduc de Barbegal, près d’Arles, était divisé en deux branches : la première servait à l’alimentation de la ville d’Arles tandis que la seconde était destinée à alimenter, par le biais de huit roues, une série de moulins destinés à la production de farine. Ce complexe est souvent présenté comme l’un des plus importants systèmes de ce type datant de l’Antiquité.
L'aqueduc de Nîmes
Construit au Ier siècle, l’aqueduc de Nîmes était chargé d’alimenter en eau la ville du même nom depuis la fontaine d’Eure, située près d’Uzès à une cinquantaine de kilomètres. Le parcours, d’un très faible dénivelé (environ 13 mètres de différence entre le départ et l’arrivée) traversait le Gardon à près de 50 mètres de hauteur sur le célèbre Pont du Gard. L’aqueduc aboutissait au castellum divisorium de Nîmes d’où l’eau était répartie dans plusieurs canalisations.
La rue des Teinturiers à Avignon
La rivière Sorgue, qui prend sa source à la fontaine de Vaucluse, se décompose ensuite en plusieurs branches. L'une d'entre-elles est conduite à Avignon par le canal de Vaucluse. Là-bas, le long de la rue des teinturiers, elle servait par l'intermédiaire de vingt-trois roues à aubes, dont quatre subsistent aujourd'hui, à fournir l'énergie nécessaire aux filatures de soies entre le XVe et le XIXe siècle.
Le canal du Midi
C’est entre 1661 et 1681 qu’a été construit, sous la direction de Pierre-Paul Riquet, le canal royal du Languedoc, permettant la liaison entre la mer Méditerranée et l’océan Atlantique sur une longueur de 241 kilomètres par le biais de 63 écluses, 7 ponts-canaux et un tunnel. Plus tard raccordé à ses extrémités à la Garonne par le canal latéral à la Garonne et à Narbonne par le canal de Jonction et le canal de la Robine, il est rebaptisé canal du Midi à la révolution française.
Le canal de Jonction et le canal de la Robine
Construits en deux temps à la fin du XVIIe siècle puis à la fin du XVIIIe siècle, le canal de Jonction et le canal de la Robine permettent de relier le canal du Midi à la mer Méditerranée en passant par Narbonne et Port-la-Nouvelle. Le canal de la Robine utilise un ancien lit de l'Aude qu'elle a abandonné durant l'Antiquité.
Le canal de Montech
Le canal de Montech est un canal destiné à la navigation long de onze kilomètres et reliant le Tarn et le canal de la Garonne. Il est situé dans le Tarn-et-Garonne et comporte 10 écluses. Sa construction s'échelonna entre 1839 et 1844.
Le canal de Bourgogne
Le canal de Bourgogne est un canal long de 242 kilomètres destiné à la navigation et reliant le bassin de la Sein au bassin du Rhône. Envisagé dès le début du XVIIe siècle, il fut finalement construit entre 1775 et 1832. Il comprend 189 écluses.